DOUBLE invite Simon GOUBERT - le disque se prépare !

DOUBLE-invite-Simon-GOUBERT

Chères Amies, Chers Amis, quelques informations sur le disque qui se prépare ! Après quelques jours de fructueuses introspections sonores et répétitions hautes en couleurs au Grand Auditorium du C.R.R. de Reims fin octobre 2009, nous voici oeuvrant sur les derniers points d’architecture compositionnelle et contenu final du CD qui sera, vous l’avez compris, fait d’écritures jazz contemporaines, d’expressions “timbrées”, d’espaces improvisés et de gestes instrumentaux librement poétiques. Ainsi, nous serons en enregistrement au Le TRITON - 11bis rue du Coq Français - 93260 Les Lilas - du 1er au 4 mars 2010 et réaliserons un concert le jeudi 4 mars en soirée … donc à vos agendas !

Afin de vous tenir en haleine, voici un petit montage sonore (dépôt SACEM 2009) de différentes captations prises lors de ces surprenantes journées de répétitions … À très bientôt et restons en contact !

DOUBLE-invite-Simon-GOUBERT-rushs-de-repetitions.mp3

La souscription/pré-achat au CD est toujours à votre disposition

Réserver vos places pour le concert du jeudi 4 mars 2010 à 20h30 auprès du/de :

- Le TRITON > 01 49 72 83 13 /  contact@letriton.com

- 2D’LYRES > 06 88 37 12 21 / e-mail : pro@2dlyres.net

24 décembre 2009 par Patrick Defossez

Nouveau recueil pour Piano solo de Patrick Defossez

Le livre de Matin calme

Recueil pour niveau moyen à avancé

Permet d’aborder la musique contemporaine, de se perfectionner aux diverses sonorités du piano actuel, de s’initier à l’improvisation dirigée et libre, construit comme Suite de concert, approprié en tant que pièces autonomes d’examens ou de concours.

This collection, for intermediate to advanced level, is constructed for the concert and can also be seen as autonomous parts of examinations and competitions.
It is a comprehensive introduction to contemporary music, to improve the various sounds of the piano today, to learn about the run and free improvisation.

Matin calme, écrit dans un graphisme traditionnel, est un projet poétique et philosophique sur le son, le temps, le temps du son - suspendu, répété, renouvelé, arrêté, infini -. Une Suite quasi di-amantaire, prismatique, de pièces originales où le piano révèle nombre de caractères, états, promenades, voyages, paysages, morphogenèses, vibrations, sensualités, fragrances, singularités rythmiques … espaces et mondes sonores tournés vers mille et une orées.

Matin calme, written in a traditionnal design, is a poetic and philosophical work about the sound, time, the time of the sound - suspended, repeated, cyclic, stopped, infinite -. A Suite quasi di-amantaire, prismatic to 12 original pieces of 3 ‘to 8′, which shows the number of piano sound singular spaces, character, state, walks, travel, landscapes, morphogeneses, vibration, sensuality, fragrances, singularities rythmic … spaces and worlds of sound-oriented and a gold-colored miles.

… Garder le silence … Regarder le silence … Comment taire … Dire en songe …

… Keep the Silence … Watch the silence … How to silence … Say in a dream …

Pour plus d’informations partitionnelles et extraits sonores, cliquez ici

For more information (music score and sounds) and order the collection of piano

Pour commander le recueil, inscrivez vos coordonnées à la page Contact

Matin calme I © SACEM France 2009
Un premier réveil, une quasi lenteur, une paresse en suspension qui laisse vibrer les résonances harmoniques, jeux de plus en plus colorés jazz … et si ? … une thématique assymétrique de caractère jazz modal appelle une improvisation.

A first waking up, almost slow, laziness in a suspension that leaves vibrate harmonic resonances, games increasingly colorful jazz … and if ? … a theme of asymmetrical character called modal jazz improvisation.

Extrait partition Matin calme I - SACEM 2009

Extraits sonores :

Matin-calme I.mp3

Matin-calme-I-partie-jazz.mp3

18 mai 2009 par Patrick Defossez

SOUSCRIPTION

SOUSCRIPTION POUR L’ENREGISTREMENT D’UN CD DE CREATION

L’ASSOCIATION 2D’LYRES - Collectif de Compositeurs et Ensemble instrumental -

a le plaisir de vous annoncer le lancement d’une souscription pour l’enregistrement du CD :

DOUBLE + invité 2010

de Patrick DEFOSSEZ et Anne-Gabriel DEBAECKER

Composition pour 2 pianos et électroacoustique,contexte pour l’invitation de musiciens en affinité d’aventures jazz

En 2010, pour ce CD de création, DOUBLE invite une des figures majeures du jazz français, un des musiciens les plus poétiques de la scène des “musiques improvisées” :

Simon GOUBERT - batterie

Votre participation anticipée sous forme de souscription nous est précieuse et vous réserve le CD dès sa sortie qui est prévue au cours du premier trimestre 2010

Comptant sur votre soutien, recevez chères Amies, chers Amis, toutes nos harmoniques amitiés.
Pascale BERTON, présidente de l’Association 2D’LYRES

IMPRIMEZ le BULLETIN de SOUSCRIPTION, SOUSCRIVEZ via PAYPAL et ECOUTEZ quelques extraits sonores de nos concerts en Duo pour vous faire une idée des sonorités que nous allons déployer dans ce prochain CD augmenté des poésies sonores de notre invité 2010, VISUALISEZ quelques photos de concerts, … à la page :

http://www.2dlyres.net/pagesConcerts/Souscription/pC_SouscriptionCDdeCreation_2.php5

7 février 2009 par Patrick Defossez

L’avis de la Presse et du Public …

AVIS-CULTURE

Publication IRMA - centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles -

Patrick Defossez & Anne-Gabriel Debaecker sont référencés (page 120)

dans le nouveau guide-annuaire du jazz en France - JAZZ de FRANCE

La Presse s’est exprimée …
DOUBLE en duo de pianos et électroacoustique (jazz, musique improvisées, électroacoustique)
“ … un superbe concert à recommander de toute urgence ! “  La Provence - Juillet 2008

Les Distributeurs se sont exprimés …
Leo Feigin - Leo Records - UK
” Dear Anne-Gabriel/Patrick, Thank you for sending your recording. The recording is excellent, your piano technique is fantastic. Keith Jarrett could not dream of having such beautiful touch.

A l’issue des concerts, les Auditeurs se sont exprimés …

  • … enthousiasmant duo, une connivence, peut-être du quatre mains à deux pianos ? …
  • … un voyage émotionnel, ponctué de changements d’expression aussi rapides qu’assurés …
  • … deux pianistes dans un monde bien à eux … des moments très poétiques …
  • … un concert d’une grande richesse poétique, de styles, d’humeurs (et d’humour) duquel explose myriade de couleurs, de sonorités et de tempi …
  • … cascades et miroitements de lumières, sombres et cristallines …
  • … deux pianistes exigeants …
  • … de subtiles sensations sonores … les phrases respirent, la pédale ponctue …
  • … une oeuvre “aux semelles de vent” … un jeu vigilant, limpide, fluide, économe, précis …
  • … un kaléidoscopique, vif, dense, compact, élaboré par strates …
  • … qualité et précision des couleurs du son … une palette sonore variée aux couleurs orchestrales évoquant les cordes, les vents, les percussions …
  • … un jeu musical, murmurant parfois, aux teintes et climats suspendus, qui nous a révélé de nombreuses nuances et subtilités de touchés …
  • … la sonorité est belle, les timbres transparents, la polyphonie claire …
  • … couleurs chaudes, vibrantes, en totale communion avec le lieu du concert …
  • … une qualité de silence aussi intéressante que celle de la sonorité …
  • … deux pianistes qui m’ont donné l’impression que c’est devant nous, dans la salle, que s’ouvre le processus de création …
  • … une présence, une maturité musicale …


20 janvier 2009 par Patrick Defossez

Avant-Propos ou manifeste ? Que d’ires maintenant ?

Plume et Miroir

En ce premier jour dolent de notre blog, il nous faut, vous en conviendrez, confirmer notre style, notre genre, notre propeau littéraire sans doute, … en bref, affirmer notre célérité scripturale. Trouver l’accord-au-tonal (c’est de saison), l’harmonie d’élytres deployés (divins sans doute) et des lettres afin de nous adresser à vous et nous faire comprendre … au mieux. Car un blog, c’est se raconter pour vous rencontrer, sans buzz ni hiz. Vous faire vivre une histoire en parlant géographie, temps, espace, contexte, biotope, toponymies, lieux, vents, souffles, sensations, souvenirs, rencontres, (H)histoire(s), êtres, papillons, … arts. Comment-taire(s) ces essen-ciels mad’âme ?

Mais n’est pas plume qui veut ! Plume littéraire entendons-nous, écrire la musique est notre métier !

Nous la faut-il penser légère et aérienne ou bien pesante et mouillée à l’arme des mots mis à l’ancre de nos futurs échanges épistolaires ? Libérons ces mots-notes qui nous garrottent.

Parler de soie peut être doux, parler de soi peut être douteux. Miroir ! Ach, entrer dans ce monde halluciné des litanies-es.com, cet état de guère permanent du parler-de-soi constant. Souliers de Satin contre Litanies de Satan. S’ensenser est insensé ne croyez-vous pas ?

Mais grâce à votre patiente complicité, sans excès, sans climats égotiques, nous vous sensibiliserons aux perspectives artistiques qui sont nôtres et vous informerons sur les avancées de nos recherches musicales, sur nos projets discographiques (casting, …), de ce qui motive nos prochaines créactions actistiques et concerts (sous différentes écométries), nos partenariats avec des luthiers inventeurs (pour un nouvel instrumentarium appliqué à la musique contemporaine et au jazz d’aujourd’hui), de ce qui nous a récemment touché, ému, nos titres live, nos inédits (déjà ?), avant-premières, snapshots, interventions, cultuactions, show-cases, galeries photo et autres potofs.

Nos feuilletons seront un peu documentaire évolutif (préparations, lieux, …), poétique (photos de voyage, sensation, …), artistique (sons et visuels, …), un peu journal d’étude, un peu article musichrologique, tantôt reconstitution, surtout voyages.

Dans un contexte globalement difficile, les satisfactions viennent de la qualité de nos rencontres et du soutien constant de votre amitié. Nous souhaitons avec impatience vos correspondances, vos art-critiques. Ensemble parlons et faisons avancer la musique.

Tout au long de cette année 2008, notre Collectif de Compositeurs et Ensemble instrumental 2d’Lyres se sont attachés à conduire et à intensifier leurs projets, à consolider leur réseau d’amis et d’acteurs culturels autour d’un ancrage esthétique plus assuré sur le territoire, à développer de nouvelles techniques … . Encore en période d’apprentissage, nous croyons que cette évolution est incontournable afin de continuer et amener notre projet global à maturité.

Puisse ce blog, vous donner envie …

(crédit photos : Patrick DEFOSSEZ, Jean-Noel VASTRA)

Suivez le guide et commençons le voyage !

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” L’art n’est qu’irrationnalité tout autant que son public ” (hièreauglyphiste anonyme belge)

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Peu importe le sens par lequel on aborde l’écriture musicale ! L’important est de la vivre sans se détacher ni des qualités intrinsèques de la culture de l’écriture stricte, orchestrée et couchée sur papier, ni de celles de la transmission orale. Et par conséquent aurale.

J’ai grandi - respiration - dans un monde culturellement métissé où l’ancre mnémonique est supposée immarcescible eu égard à la profusion d’outils de gravure et de stockage.

Le Free jazz, Stockhausen, Bério, Pousseur, Aimable et son orchestre, … . Tout çà ?

Enfant acculturé (ou “ prématuré-culturel ”, j’ai l’impression de ne pas avoir eu le temps de tout comprendre ni de vivre), je suis constamment balancé - inspiration - par le sac et ressac sonore de l’esthétique sur laquelle je travaille tout en entendant autre chose - conspiration - ?

Si certains improvisateurs jouissent pleinement de leur ode de vie, d’autres (hyper-acculturés) développent leurs improvisations jusqu’au stade ultime, se retrouvant alors incapables d’atteindre un niveau minimal d’écriture paradoxalement à cause de l’improvisation elle-même.

Tout va trop vite. Mes idées se bousculent ! Arriverais-je à organiser cette crise (ou prise) de conscience compositionnelle - expi(r)ation - : écrire, décrire, inscrire, conscrire, … ? Tout çà ?

Je souhaite vous faire partager une sensibilité musicale directe, improvisatoire, qui trouve sa résonance, son écho, … dans la complémentarité des lutheries numériques.
Les éléments électroacoustiques que je combine souvent ressemblent à certaines parties floues de ma mémoire (je la perds sans doute): mes Anarchives et doctes Détournements d’oeuvres !
Depuis fort longtemps, à la manière de ces compositeurs-arrangeurs du “ Third Stream ” en jazz, je suis attiré par l’association des langages que sont la musique contemporaine et le jazz contemporain (“Vernissage - dialogues et bavardages” 1999, “Du Haut denum digitorium” 2001″, …). Le premier réputé extrêmement structuré (“savant” en France, “sérieux” en Allemagne, “grave” ailleurs, “belge” là-bas ?), le second prétendu potentiellement déstructuré et volatile … à suivre donc.

Patrick DEFOSSEZ

De nombreux extraits sonores d’oeuvres (registered SACEM France) vous sont proposés :

http://www.2dlyres.net/catalogueRaisonneDefossez.php

19 décembre 2008 par Patrick Defossez

Cahier d’échos liés de nos précédents concerts

« Le Présent oublié », rhapsodie dans laquelle se conjuguent jazz, électro-jazz, musique contemporaine et musiques électroacoustiques, est une expérience captivante qui convie différents instruments acoustiques, hautbois (hautbois électroacoustique, cor anglais, hautbois d’amour et hautbois baryton), piano/piano préparé, trompette, percussions et claviers électroniques, à se marier à un instrumentarium électronique de traitements sonores en temps réel et de spatialisation …

Le Collectif de Compositeurs Patrick DEFOSSEZ et Anne-Gabriel DEBAECKER et l’Ensemble instrumental 2d’Lyres, vous invitent à découvrir en sons, en images et partitions, le concert (en version instrumentale élargie) du « Le Présent oublié » qu’ils ont réalisés le 29 Novembre 2007 en Espagne au IVème Festival Internacional de Musica Carmelo Bernaola à Vitoria - Gastteiz >>>>>>

http://www.2dlyres.net/pagesConcerts/Vitoria/pC_Vitoria_2.php5

Le Présent oublié en version élargie

19 décembre 2008 par Patrick Defossez

Les concerts que nous avons écoutés et aimés

LA TIMON DE NOTRE ARTIVITE CULTURELLE

Logo 2d\'Lyres

JAZZ ET MUSIQUES IMPROVISEE

Par Patrick DEFOSSEZ * - compositeur pluriesthétique, pianiste improvisateur

Ensemble 2d\'Lyres

J’ai assisté, le jeudi 4 décembre 2008, à un concert-rencontre très intéressant à la Villa Douce, siège de la Présidence de l’Université de Reims Champagne-Ardenne, où DJAZ51 et le SUAC présentaient une formation instrumentale singulière : le NOVO QUARTET, formation issue du Pôle créatif et dynamique d’artistes musiciens implantés en région Rhône-Alpes, “La Forge - Compositeurs Improvisateurs Réunis”.

Novo Quartet

Pascal BERNE – contrebasse, tuba, composition
Pierre BALDY-MOULINIER – trombone
Yves GERBELOT – saxophones baryton et sopranino
Michel MANDEL - clarinette basse et clarinette

Parlerons-nous ici de quatuor ou de quartette, de formation ou d’ensemble, tant les frontières stylistiques proposées par NOVO semblent volontairement abolies, floues, in-certaines (les qualificatifs me manquent) ? En fait, une combinatoire heureuse entre jazz, musique contemporaine et musiques improvisées (je fais ici une différence sémantique nécessaire). Il nous faudra donc élargir l’appellation et vraisemblablement user d’un néologisme (ou belgicisme) afin de définir ce qui ressort davantage d’un trio + 1 = 4 ! Un quatuor “é-venté” d’un quatrième soufflant … quoiqu’à la contrebasse, les “vents” d’un arco flautando en giration permanente sur les cordes très proche du ponticello, rapproche fortement celle-ci du souffle, de la respiration … d’évents … quoique la contrebasse s’est (com)muée de temps à autre en tuba, passant en douceur de la corde au piston (d’ailleurs tuba ou euphonium ?).

NOVO, je vous le confirme, est constitué d’excellents musiciens capables de vagabonder sur de nombreux chemins transversaux. Des musiciens à la culture aguerrie du pupitre (pupitre n’étant absolument pas ici péjoratif, considérant avant tout leurs qualités de musiciens d’ensemble différentes de celles des musiciens typiquement solistes improvisateurs et pas toujours … ensembles) tant ils semblent décontractés dans un répertoire, qui techniquement dans l’Expresso ** moussu et fumant des flux tendus, n’est point aisé … Something else ?
Un NOVO en forme de “quadrivium novum” qui permet au projet général de “sortir” ses instruments du positionnement habituel et culturellement établi d’instruments de pupitres (c’est vrai que scénographiquement, les pupitres ne sont guère esthétiques le signalait judicieusement Pascal BERNE au cours de la séance des questions du public post-concert).
En conclusion, NOVO transpose avec brio le lourd et pesant passé archétypal de l’ensemble de cuivre !

A “Forge ” d’écrire.
NOVO sous la plume de Pascal BERNE, propose un programme bien écrit avec une structuration contrapuntique riche en développements et une belle circulation d’orchestration entre les voix instrumentales. Une verticalité d’écriture et conduites de voix présentant un type d’harmonie “évaporée”, “réminiscente”, même en l’absence d’une rythmique d’accompagnement conventionnelle (piano, basse, batterie). Rythmique d’accompagnement remplacée ici par les modes de jeux instrumentaux spécifiques aux cuivres et vents (kissings, slaps, bruits de clés, …) qui pulsent et propulsent l’ensemble sans com- ni ex- pulsions.
Tout au long du programme, de nombreux duos internes captivent : deux petits tubas, clarinette basse et saxophone baryton, clarinette basse et contrebasse, … .

Une écriture globale située entre temps pulsés et temps soufflés, plus narrative qu’abstraite, … mariages consommés (attention à la poly-gamie) entre diverses pensées musicales et langages : Duke Ellington (pour le jungle), Gill Evans (pour l’orchestration des timbres), John Adams (pour le minimalisme), Franck Zappa (pour les propulsions rythmiques asymétriques), … .

Personnellement, le systématisme de l’exploitation polyrythmique asymétrique ascendance Balkans (se voulant certainement volcanique) appauvri un peu le projet. Bien entendu, j’ai conscience qu’il faut bien commencer le morceau par un bout, l’asseoir ! Tiens, cela me rappelle le concert du TEXIER SEXTET au dernier Reims Jazz Festival où la quasi totalité des morceaux commençait par une cellule tantôt sym- tantôt asy-métrique … à la contrebasse … one more !

Il est clair que nous sommes ici en présence d’un projet de compositeur plutôt que le projet d’un collectif de musiciens improvisateurs. Nous sommes davantage dans l’interprétation d’une rhétorique donnée plutôt que dans l’expression collective. Et comme souvent après l’écriture, l’écrivain “s’oublie”, “se réserve”, “se rétracte”, … trop. Il “laisse de côté” sa propre pertinence (et peut-être conscience) de l’expression du moment et de l’instant donnant ainsi la sensation d’un “j’écris pour vous et vous soutiens” qui ne prend , par conséquence, le même type de risques que les autres interprètes. Nous aurions aimé la même fougue à la contrebasse.

Les riffs (d’accompagnement) lancés lors des improvisations me semblent occuper une place, un espace volumique important (malgré leurs présences pp-p) et arrivent bien trop vite en surlignant l’aire (ou l’ère) des improvisateurs. D’expériences, je sais qu’il est délicat d’équilibrer les temps dévolus aux espaces écrits (fermés) et espaces improvisés (ouverts) mais donner de l’aire pour que l’ère prenne l’air n’est pas mal non plus.

D’autre part, demeure pour le compositeur l’éternelle problématique du choix macrostructurel de l’oeuvre. Opter pour une suite de morceaux (au risque d’une co-errance de pièces) ou pour un long morceau sans suite, d’un seul tenant (le temps du concert), d’un seul tonneau (après le concert).

En total acoustique (ou presque), le concert est intime et rend paradoxalement le répertoire (défini avec pertinence comme une narration malicieusement impertinente par Djaz51) quelque peu précieux, sur le bord des lèvres, du bout des doigts, à peine, quasi, … l’expression y est un peu maniérée, dirais-je.
Mais ce maniérisme volontaire, incontournable (allez donc émettre une note claire en pppp ! ceci créant d’ailleurs de forts beaux reliefs et champs de profondeurs) a pour conséquence de mettre en exergue d’inattendues couleurs instrumentales, d’étonnantes rencontres timbriques, de très belles sonorités d’ensemble dans les subtones, de très beaux quasi silences éloignés (à savoir qu’un silence n’est pas qu’une interruption volontaire du son mais peut être silence fréquenciel vertigineux, silence rythmique abrupte, silence d’intensité subit mais pas complètement éteint, …) … intimant le public à aller chercher le bruit, le son, la note, le mode de jeu, … enfin la musique !

La richesse d’exploitation instrumentale et des modes de jeux ont interpellés le public et citerai :

  • les respirations circulaires utilisées par le saxophone baryton et la clarinette basse favorisant l’émergence de sons réminiscents : feed-back ou illusion auditive ?
  • l’usage décliné des familles instrumentales dans les extrêmes ou presque pour les deux vents > clarinette basse sib/clarinette sib // saxophone baryton/ saxophone sopranino
  • l’équipement sourdines de transformations sonores : muette (velvet), sèche, bubble harmon, …
  • le son nimbé du trombone ou du saxophone baryton en ppp + soffio donnant l’illusion d’un batteur jouant avec des balais

A noter que le solo remarquable du saxophone baryton au début du titre Canopée ** (le faîte de la forêt Pascal, sur laquelle toute une vie animale, botanique, entomologique, … singulières se nichent) a mis en évidence le potentiel sculptural sonique que peuvent représenter les masses et textures (les pleins et les vides) d’un instrument seul face à lui-même : respiration circulaire (volontairement au singulier), flatterzungen, sons multiphoniques et cassés, saillances d’amplitudes, … non sans rappeler les techniques de jeux du didgéridou accompagné de sticks (bruits de clés en l’occurrence).

Merci aussi au clarinettiste pour ses arabesques, ses quarts de ton(s) et son inventivité jamais à court d’alènes (il doit en avoir besoin) …, il m’a rappelé les albums d’Alain Damiens et l’Ensemble Intercontemporain.

Du point de vue improvisation pure, je dirais qu’il y a globalement peu d’espaces pour les improvisateurs, un peu trop d’écrit. De toute manière, nous ne parlerons pas ici d’improvisations idio(t)matiques - sur grilles - (argh, quel vilain terme ; bourreau fait ton office ! d’ailleurs, le jazz ne commencerait-il pas là où enfin la grille s’oublie?) mais d’improvisations sur espaces, des espèces d’espaces d’improvisation en somme (cf Georges Perec).

A l’instar des plasticiens qui n’ont aucune gêne à titrer leurs oeuvres Sans titre I, Sang titre II, Cent titre III, …, titrer un morceau, que dis-je des morceaux, a toujours été pour les jazzmen une difficulté transformée en une joyeuse parodie littrée (moi-même, n’ai-je usé de cela pour Pied d’jarret, Chicorée, … pièces pour piano écrites avant déménagement) et nous nous en amusons bien entendu.

Je vois aisément cette formation instrumentale proposer ses services dans le cadre de master-classes tant la diversité et la clarté des voix et couleurs instrumentales permettraient à tout élève en classe de composition de conforter ses connaissances quant aux coloris de ces instruments. Cela me rappelle les qualités des oeuvres d’Edgard Varèse sur lesquelles je travaille pour l’écoute, la perception et la définition précises des instruments et de leurs orchestrations.

Voici donc, une formation avec laquelle je tenterais bien volontiers en qualité de pianiste improvisateur une collaboration, une aventure sonore, une expérience de rencontre créative et récréative, une rencontre-miroir entre nos formations … Novo + piano improvisé et électroacoustique cela vous dit, vous tente ? … à étudier et à suivre … .

Remerciements à Djaz51 pour toutes ces découvertes sonores insolites.

A noter également que l’acoustique de l’Auditorium de la Villa Douce correspond excellement à ce type de formation, le son reste très clair, équilibré et c’est un plaisir !

** composition de Pascal Berne


Patrick DEFOSSEZ - Collectif de Compositeurs et Ensemble instrumental 2d’Lyres

* Patrick DEFOSSEZ est professeur de composition musicale pluriesthétique (instrumental contemporain, électroacoustique, mixte et improvisation) dans un Conservatoire à Rayonnement Régional et est titulaire du DE/CA de Jazz.

5 décembre 2008 par Patrick Defossez

DOUBLE - 2 pianos et électroacoustique - en Provence

MUSIQUE

DOUBLE

Version instrumentale pour 2 pianos (numériques/acoustiques) et extensions électroacoustiques

1h15′

Patrick DEFOSSEZ et Anne-Gabriel DEBAECKER - compositeurs/pianistes improvisateurs

“… un superbe concert à recommander de toute urgence !“ La Provence - Juillet 2008

Imprimez le PDF : http://www.2dlyres.net/wp_carnet/media/pdf

Voir l’article de Presse : http://www.2dlyres.net/presse.php5

Pour nous réserver un concert dans votre programmation : http://www.2dlyres.net/contact.ph

P.Defossez-set-instrumental

A-G.Debaecker-Set-instrumental

DOUBLE > extrait de concerts été 2008 registered SACEM France

CONTEXTE

A l’occasion des concerts promotionnels que nous avons réalisés au cours de l’été 2008 en Provence et plus précisément autour du Mont Ventoux, nous avons découvert, visité, investit et habité musicalement d’exceptionnels écrins patrimoniaux. Peut-être y étiez-vous ? Non ? Qu’importe les nombreuses fragrances provençales qui vous attirèrent alors et vous transportèrent ailleurs, permettez-nous de vous conter ce voyage patrimonial et sonore en différé.

Mont-Ventoux-P.Defossez

Sans doute avions-nous organisé notre itinéraire concertant sur les pas de Pétrarque et de son Ascension du Mont Ventoux (traduction du texte), commençant par les Eglises de plaine (Bédoin, …), poursuivant par les Eglises de plateau (Sault-en-Provence, Château de Simiane-la-Rotonde, …) et terminant par celles de montagne (Lagarde d’Apt, Reilhanette, …). Une altitude progressive qui nous a conduit à Lagarde d’Apt, la plus petite commune et la plus élevée du Vaucluse. Une élévation effective à laquelle nous ne fûmes pas insensibles tant les nombreuses sonorités extérieures nimbant ces lieux influencèrent nos interprétations et marquèrent notre jeu instrumental : augmentation du vent, des vents, des souffles, de la respiration sonore endémique, … .

Set-Instrument-Double

DOUBLE > extrait de concerts été 2008 registered SACEM France

Pour ma part, j’ajouterai que le “son entomologique” puissamment présent, m’a guidé bien souvent dans mon expression pianistique, sans doute souvenirs inconscients de Jean-Henry Fabre, le célèbre entomologiste provençal. Ci-dessous Le Flambé dans mon jardin :

Papillon - Le Flambé - Mont Ventoux - P.Defossez

INSTRUMENTARIUM

Pour ces concerts, au cours desquels il nous a été donné d’exprimer notre art de la spontanéité et de l’expression du moment (improvisation), nous avons revisité un des formats les plus imaginatifs de l’histoire de la musique : le duo de piano. Mais pas seulement. Nos 2 pianos, claviers, échantillonneur, capteurs, ordinateurs et autres petits instruments acoustiques se sont conviés à se mêler - ensemble - sur scène. Un “petit instrumentarium” capable de donner à notre musique une dimension quasi orchestrale grâce à la diffusion multipoints qui spatialise nos événements sonores.
Notre duo, nourri d’influences croisées, développe un style personnel dans l’improvisation pianistique et assemble les “fragrances” des sons électroacoustiques selon des recettes bien à lui, le tout organisé dans une architecture qui repose aussi bien sur la rigueur de partitions écrites - composition au préalable -, que sur l’exubérance de l’improvisation - geste inventif sur l’instant -.

Set-Instrumental-Sault

DOUBLE > extrait de concerts été 2008 registered SACEM France

ECRINS PATRIMONIAUX, MUSIQUE et PUBLIC

Pour ce projet concertant en duo, nous avons souhaité comprendre et apprécier les relations que tissent les hommes avec leurs patrimoines architecturaux. Nous nous devions donc d’établir une relation d’art sonore intime et personnalisée avec chacun de ces lieux chargés d’Histoire et nouvellement con-sacrés à l’expression pluri-artistique. “Composer avec et pour” et les “sortir” de leur silence muséal ou cultual habituel. Proposer un art de textures qui résonne et arraisonne les esprits et propose un temps de concert à v-ivre différemment. Concerts attendus avant d’être entendus en somme et ne dit-on pas “un auditeur qui veut réfléchir commence par s’asseoir !” (philosophe belge anonyme).

Bancs-Reilhanette

L’écrin patrimonial - lieu d’expression artistique - est très différemment d’une salle de spectacle dédiée qui conjugue paradoxalement facilités concertantes (scène, équipe technique, …) et contraintes déconcertantes (nous ne sommes qu’un produit de passage, …).

Ainsi nos concerts ambitionnent d’une part, de laisser traces et empreintes afin que tout auditeur puisse s’approprier et “s’essayer” intimement à ces poésies musicales et autres possibilités d’écoute et ambitionnent d’autre part, de donner de la valeur aux questionnements afin que chacun prolonge son geste auditif en apprivoisant la distance qui existe entre l’indispensable apprentissage culturel et “l’inévitable” bain sonore du quotidien.

LES LIEUX

Quels impacts eurent ces lieux sur le moteur global de notre oeuvre ? Ceux-ci nous intimaient d’apprécier leurs singularités : le revêtement mural, le mobilier, les reliefs tantôt pierres apparentes, saillantes, brutes, tantôt par trop lissé, les espaces ouverts dans lesquels toute phrase véloce s’évanescait au loin dans un fracas et brouillard inintelligibles, le plein et le vide confondus.

Une adaptation constante. Il nous fallu écrire un langage (musical) sur un langage (architectural) et aiguiser notre écoute afin d’équilibrer la connivence que nous souhaitions instiller entre textures électroacoustiques et jeux pianistiques écrits et/ou improvisés. S’adapter aux lieux afin de les transformer grâce à nos présences et absences sonores, nos arcis et thésis. Comment l’électroacoustique épouse-t-elle, enveloppe-t-elle l’architecture ? Comment le piano, ponctue-t-il, sculpte-t-il l’espace ? Les résultats furent étonnants. En certains lieux, juste quelques accords suffirent, en d’autre, un jeu plus aventurier de la vitesse s’imposât. En d’autres termes, il nous fallu adapter les tempi de nos thèmatiques et les contenus de nos improvisations, se calibrer aux singularités patrimoniales tout en estimant l’espace contenu entre réverbération et temps de réponse.

DOUBLE > extrait de concerts été 2008 registered SACEM France

Ces lieux nous obligèrent à estimer un autre rapport à l’espace et au temps, une autre organisation du discours musical, une adaptation acoustique individualisée, un développement des langages pianistiques en relation aux volumes, à l’espace, au degré de dispersion du son, … adaptations et interprétations au plus au niveau de notre technique, improvisations au plus haut niveau créatif, choix entre un maximum de liberté (improvisation) et de responsabilité (écriture stricte).
Au cours d’un de ces concerts, la lumière, les lumières vives du jour s’invitèrent aussi et dessinèrent autour de nous, un étrange balai chromatique.

P.Defossez

LA DIFFUSION

La jauge-public souvent limitée dans ces lieux, invite à rencontrer plus intimement l’oeuvre, ses compositeurs et interprètes. L’oeuvre, le lieu, les instruments, les interprètes comme facteurs de communication, d’écoute et de perception permettant le développement d’un intérêt émotionnel différent, une inscription différente. L’auditeur accueille en condition sensible et de recueillement, l’oeuvre contemporaine nouvelle. Il se concentre, est à la recherche d’un soupir, vole au secours d’un souffle sonore et s’immerge au coeur du son et de la vibration.

L’amplification des micros-détails propose un contexte auditif différent. L’amplification légère que nous utilisons n’est pas une amplification au sens stricte du terme mais un prolongement sonore subtile de nos gestes instrumentaux, un prolongement virtuel de nos cordes et accordages (scodatura).

Pour nos concerts, nous nous attachons à positionner nos multiples points de diffusion (d’écoute pour vous) autour du public afin que celui-ci puisse se trouver dans un “bain sonore” équilibré, sans agressivité, un espace auditif plein et constant qui rend notre musique close-up music. Face à ce microscope sonique, il convient de vivre autrement ces vibrations et circulations des textes et textures musicaux.

L’OEUVRE “DOUBLE”

La création nous renvoie sans cesse au même objet : quelle(s) intentionnalité(s) pour quel programme de concert ?

DOUBLE, oeuvre dans laquelle se mêle une diversité d’allers-retours entre la musique classique d’aujourd’hui, le jazz actuel, les musiques improvisées électroacoustiques et électrojazz, met en scène des “improvisateurs du concret” (Luc Ferrari).

DOUBLE > extrait de concerts été 2008 registered SACEM France

P.Defossez-set-instrumental

DOUBLE, musique de chambre de notre temps, met en évidence les subtilités et forces expressives d’un monde sonore singulier.

DOUBLE dévoile de nombreux paysages sonores éclairés de timbres d’ombres, d’amplitudes contrastées, de quasi silences, de spontanéités et subtilités toutes en douceur, d’entrelacs de phrases s’évaporant dans l’espace. Le piano plonge dans les limbes électroacoustiques et remontent en arabesques comme pour reprendre l’air après un apné comme pour tenir encore un peu la note jusqu’à son extinction, révélève un goût heureux pour le vertige des silences poétiques ponctués de textures pianistiques, d’émergences mélodiques, de fragments de mélopées, de rendez-vous harmoniques, de trames rythmiques … .

DOUBLE > extrait de concerts été 2008 registered SACEM France

DOUBLE exige une conscience du temps lié à la propagation des textures sonores et imposent à nos improvisations d’autres articulations discursives tantôt véloces tantôt suspendues. Musique d’espaces et non musique de systèmes, musique d’hypothèses et non de synthèses, musique abstraites et non concrètes, musique subjectives et non objectives. Une oeuvre dont la discursivité et les thématiques ont été volontairement simplifiées, minimalisées. Sans doute un momentané détour (vacance), retour (d’une prise de congé), contour (évitements des écueils) de la musique savante-savante (quelques fois homo-sapions-sapions nous sommes). Nous nous sommes employés à interpréter des textures qui embarquent, voyagent et font voyager dans la lumière, les ombres et le(s) silence(s) qu’offrent les lieux qui nous accueillent.

P.Defossez

DOUBLE concourt aussi à la volonté de trouver un sens contrapuntique aux timbres en associant les prolongements de la lutherie acoustique classique avec ceux de la lutherie électronique. Un certain Arts Subtilor appliqué à l’électroacoustique, un temps riche en opportunités nouvelles, prévues et imprévues comme autant d’opportunités perdues (excepté à l’enregistrement).

Quant à l’improvisation, qu’en attendons-nous ?

Traction ou dis-traction entre écriture et improvisation pour la découverte de scénarii d’écriture tirés à posteriori des improvisations afin d’en tirer des germes, des pistes, … réorganisation des espaces sonores ?

INVITES

Quelques invités se sont joints à nous durant ces concerts provençaux : Michel MELIN, poète, à Lagarde d’Apt et Reilhanette, autour de la poésie de Charles BAUDELAIRE et Eric ROHMER, saxophoniste, à Sault-en-Provence.

DOUBLE > extrait de concerts été 2008 registered SACEM France

Michel-Melin

LES ORGANISATEURS ET LE PUBLIC SE SONT EXPRIMES

A propos du concert Double du 10 Août 2008 à Reilhanette

Patrick DEFOSSEZ et Anne-Gabriel DEBAECKER, les deux pianistes de l’Ensemble instrumental 2d’Lyres, proposent une exploration insolite où se répondent rythmes de jazz, mélodies classiques et sonorités nées de l’électroacoustique … Correspondances entre paysages naturels et paysages de l’âme où la beauté et la tendresse du soir font place à la surprise et à la douleur. Evocations poétiques et émotions de voyages de nos vies doublées parfois de vers de Baudelaire dits par Michel MELIN, récitant. Musique de la voix humaine. Double envoûtement de lyres et de délires sous les voûtes antiques de l’église de Reilhanette.

Chantal KONTZLER - Les amis de l’Eglise de Reilhanette

A l’issue des concerts, les auditeurs se sont exprimés dans notre Livre d’Heures

  • … enthousiasmant duo, une connivence, peut-être du quatre mains à deux pianos ? …
  • … un voyage émotionnel, ponctué de changements d’expression aussi rapides qu’assurés …
  • … deux pianistes dans un monde bien à eux … des moments très poétiques …
  • … un concert d’une grande richesse poétique, de styles, d’humeurs (et d’humour) duquel explose myriade de couleurs, de sonorités et de tempi …
  • … cascades et miroitements de lumières, sombres et cristallines …
  • … deux pianistes exigeants …
  • … de subtiles sensations sonores … les phrases respirent, la pédale ponctue …
  • … une oeuvre “aux semelles de vent” … un jeu vigilant, limpide, fluide, économe, précis …
  • … un kaléidoscopique, vif, dense, compact, élaboré par strates …
  • … qualité et précision des couleurs du son … une palette sonore variée aux couleurs orchestrales évoquant les cordes, les vents, les percussions …
  • … un jeu musical, murmurant parfois, aux teintes et climats suspendus, qui nous a révélé de nombreuses nuances et subtilités de touchés …
  • … la sonorité est belle, les timbres transparents, la polyphonie claire …
  • … couleurs chaudes, vibrantes, en totale communion avec le lieu du concert …
  • … une qualité de silence aussi intéressante que celle de la sonorité …
  • … deux pianistes qui m’ont donné l’impression que c’est devant nous, dans la salle, que s’ouvre le processus de création …
  • … une présence, une maturité musicale ..

LES LIEUX VISITES

La Chapelle romane du Monastère Notre-Dame du Moustier à Bedoin, l’Eglise de Sault-en-Provence, l’Eglise de Lagarde d’Apt, l’Eglise de Reilhanette, le Donjon du Château de Simiane-la-Rotonde, … .

La Chapelle romane du Monastère Notre Dame Moustier à Bedoin

Clocher-Chapelle-du-Moustier-Bedoin

Chapelle-du-Moustier-Bedoin

Anne-Gabriel-Debaecker-Bedoin

L’Eglise de Sault-en-Provence (informations Office de Tourisme de la région du Pays de Sault)

Eglise-de-Sault-en-Provence

Son portique est à l’origine du classement Monument Historique depuis 1990. Monument composite d’époque romane, la nef principale est formée de 3 travées, couverte d’une voûte en berceau brisé soutenu par des arcs doubleaux retombant sur de hautes colonnes couronnées de chapiteaux à feuillage, ainsi que par d’amples arcs de décharge qui scandent les parois latérales. la travée de choeur rectangulaire est en partie romane, y figurent quatre culots représentant des têtes humaines. C’est une construction soigneusement appareillée éclairée par un oculus en façade et par deux fenêtre en plein cintre. Elle fut remaniée à partir du XIVème siècle.

L’ancienne Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul de Lagarde d’Apt

Eglise-de-Lagarde-d-Apt

Niche-Eglise-Lagarde-d\'Apt

Set-Double-Lagarde-d-Apt

Eglise saint Michel et saint Hippolyte de Reilhanette

(informations Office de Tourisme de la région du Pays de Sault et sur le site de Montbrun-les-Bains/Reilhanette)

Eglise-de-Reilhanette

Elle date du XIIème siècle, sa structure et construction sont typiquement romane. massive et simple avec des volumes équilibrés et harmonieux, elle dispose d’une nef en berceau brisé. L’intérieur présente un chevet quadrangulaire vouté en berceau brisé. Sa hauteur au dessus du maître autel est étonnante pour un édifice de ce type. Les vestiges d’un portail à 3 voussures au sud et une décoration du XVIIème siècle particulièrement riche. Les autels sont l’oeuvre de l’école de Bernus. Elle a subi bien entendu quelques remaniements mais pas de destructions majeures. On nous la décrit en 1599 « en fort bon état, bien fermée et garnie de tout ce quiest nécessaire »La commune depuis quelques années a fait restaurer le mobilier et les œuvres d’Art religieux qui décorent ses murs. Remaniée à la contre-réforme l’église est dotée de trois autels baroques. Face à l’entrée : l’autel de St Eutrope patron des « Estropiés » présente un reliquaire contenant un fragment de radius du Saint. Il fut -dit on- d’une grande efficacité puisqu’un registre commencé en 1698 relate de très nombreux miracles, les derniers sont signalés en 1856

Le Donjon du Château de Simiane-la-Rotonde

DOUBLE-au-Donjon-Simiane-la-Rotonde

Donjon-Simiane-la-Rotonde

22 novembre 2008 par Patrick Defossez

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Conception, programmation : Michel Cadennes
Charte graphique : Jean-Paul Joubert
Photographies : X
Son : Anne Gabriel Debaecker — Patrick Defossez

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