CO2 - Cycle de Lieder - création 2018 - Spectacle musical intermédia

Spectacle musical intermédia interactif et visuel
pour voix soprano, petit ensemble d’instruments rares, électroacoustique et écritures numériques

en pensant à Louis Aragon … à leurs existences spectrales
et à André Breton Les attitudes spectrales
À nous, cher-ère-s futur(e)s numérifères !

LOGO-CO2-Cycle de Lieder 2018

Patrick.DEfosez-CO2-Cycle de Lieder-SACEM2018

Création:

- à l’issue de la résidence du 3 au 7 avril 2018 au Centre national de création musicale CESARE de Reims - 2 concerts-création les vendredi 6 (2Oh.) et samedi 7 avril (17h.) 2018

logo CESARE

- à Halifax - Church St Matthew Nouvelle Ecosse Canada - du 4 au 6 mai 2018

avec la complicité des sculptures sonores de John Little

- au Théâtre de la Reine Blanche Paris - le dimanche 17 juin 2018 (18h30)

avec la complicité du comédien artiste interprète Jean-Charles Dumay

- aux Rencontres internationales temp’ora aux Halles aux Douves à Bordeaux du 17 au 21 juillet 2018

Télécharger le Dossier artistique complet de CO2 - Cycle de Lieder

Télécharger le Dossier technique complet de CO2 - Cycle de Lieder

Equipe artistique :

Compositeurs et concepteurs du projet
Patrick Defossez - http://en.wikipedia.org/wiki/Patrick_Defossez
Anne-Gabriel Debaecker - http://www.2dlyres.net/biographieDebaecker.php5

Concepteur multimédia
& développement des écritures numériques et visuelles
Mathieu Chamagne - http://www.mathieuchamagne.com

Texte - Haïkus et Polar surréaliste et futuriste
Jean-Bernard Pouy - https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Bernard_Pouy

Équipe musicale

Un ensemble d’instruments rares aux rayonnements acoustiques fortement positionnés dans le registre grave sont en liaison avec des instruments de la lutherie électronique

Janice Isabel Jackson / Ca : voix soprano, performeuse vocale - http://janicejackson.ca
Silvia Lenzi / It : violoncelle et viole de gambe - http://www.zellig.fr
Anne-Cécile Cuniot / Fr : flûte basse et flûte octobasse - http://www.zellig.fr
Étienne Lamaison / Fr : clarinette basse et clarinette contrebasse / Birbyné clarinettes lituaniennes alto et ténor - http://www.zellig.fr
Patrick Defossez / Fr-Bel : piano acoustique, percussion, laptop
Anne-Gabriel Debaecker / Fr : électroacoustique live, piano électrique, bols chantants, tams
Mathieu Chamagne / Fr : dispositif interactif

Création des visuels de communication © : Thierry Lahontaa

Photographies © : Raynald Najosky - www.rskyvision.com

Avec la généreuse complicité administrative de JazzUs Reims

Un lien pour découvrir les grands axes de CO2 - Cycle de Lieder (dépôt légal de l’oeuvre SACEM Fr) :
http://www.2dlyres.net/CO2-CycledeLieder-2018/CO2-CycledeLieder/TEASER/CO2-Cycle-de-Lieder-2018-Patrick.Defossez.mp4

Contacts Booking
Association 2d’Lyres
17 rue Lecointre
51100 REIMS - FRANCE
Tél : +33 (0)6 88 37 12 21
patrickdefossez@2dlyres.net

Booking North American

Vocalypse Productions - Halifax Nove Scotia B3J3L8 (902) 429 1899

janice.jackson.newmusic@gmail.com   /   vocalypse@janicejackson.ca

Coproduction Ensemble Zellig (Fr), Vocalypse Productions (Ca) et l’Association 2d’Lyres (Fr)

2d'Lyres-logo

Vocalypse pProductios logo

Zellig logo

Avec le soutien

- de la DRAC Grand Est DRAC GrandEst

- de la Region Grand Est Région Grand Est logo

- du Conseil départemental de la Marne et de Vaucluse

La Marne logo Département Vaucluse logo

- de la Ville de Reims Reims logo

- de la SPEDIDAM SPEDIDAM logo

Société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes-interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées.

- de la division culturelle de la SACEM

SACEM-LogoSACEM-Logo

LA SACEM
 SOUTIENT LA CRÉATION … https://www.youtube.com/watch?v=ftepJKSp6qk
L’action culturelle de la Sacem a pour mission le développement de la carrière des auteurs-compositeurs, l’accompagnement des éditeurs, la valorisation des œuvres et le soutien aux projets de création et de diffusion.

La Sacem, Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, est une société civile à but non lucratif, détenue et gérée par ses membres. Son modèle économique est celui d’une coopérative.
Elle a pour mission essentielle de collecter les droits d’auteur en France et de les redistribuer aux créateurs français et du monde entier. Cette mission est fondamentale pour pérenniser la création et le fonctionnement de la filière musicale.

CO2 - Cycle de Lieder … le plateau

Patrick.Defossez-CO2-Cycle de Lieder - Sacem 2018

L’oeuvre :

L’interactivité comme source d’inspiration

Le dispositif scénographique pour cette oeuvre est central et permet de faire un pas de trois (pour paraphraser un terme employé en chorégraphie) entre les compositeurs/concepteurs, les musiciens et le public.
Les interprètes et le public se trouvent de part et d’autre d’un support translucide qui ne se lève jamais. Un support sur lequel sont projetés les écritures numériques : les mots issus des jeux épistolaires du public se subliment en une partition musicale graphique tridimensionnelle dont les musiciens s’emparent, et qui par la suite deviennent objets visuels tels des « oiseaux numériques ».
Le spectacle s’articule autour de trois temps et c’est lors du dernier que le public entre en interaction avec les musiciens via des tablettes qui, dans ce contexte, sont utilisées comme interfaces interventionnelles : le public par ses actions ajoute une strate d’inspiration et d’imaginaire à l’oeuvre même, ajoute au contenu musical prédéfini une mutation potentielle.
Alors CO2 - Cycle de Lieder un  nouveau Jeu de Société ?!

Dispositif
3 espaces en interaction occupent le champ spatial de CO2 - Cycle de Lieder :
• espace musicien : espace de jeu et d’interprétation
• espace support/rideau de scène translucide : espace d’écritures plurielles
• espace public : espace d’interaction

3 axes d’interactions entre en résonance au sein de CO2 - Cycle de Lieder :
• le public donne … liberté d’expression
• la machine transforme …
• les musiciens s’emparent …

Un tulle translucide, métaphore du rideau de scène, du tableau noir de classe, placé comme zone intermédiaire entre les musiciens et le public, est l’objet qui bouscule les règles : on voit au travers, on écrit dessus, on joue avec, plus de séparation entre l’initié et les autres.
Il est d’une part, support d’écritures numériques et visuelles en mouvement exploités par les musiciens et d’autre part, support d’interventions actives du public par le biais de jeux épistolaires instantanément projetés.

Les écritures numériques distribuent visuellement les axes d’interconnections sur le support :

•    celles du public apportant, selon son inspiration, un nouveau souffle poétique à l’oeuvre
•    celles de la théâtralisation en objets d’art visuels des enjeux littéraires
•    celles de la progressive sublimation des lettres en sculptures audiovisuelles mobiles

Conventionnellement, si le rideau de scène est l’« instrument » premier de la séparation, dans CO2 - Cycle de Lieder, celui-ci évite l’entre-soi. Il n’y a plus ni initié ni ignorant,  mais un tous participants.
À travers ce support trans-lucide se partagent les regards, les yeux des interprètes dans ceux du public, pour un théâtre des rencontres oculaires.
Cette « frontière » étant abolie, l’oeuvre favorisera-t-elle la constitution d’un espace démocratique des passages et partages intersubjectifs?

Patrick.Defossez-CO2-Cycle de Lieder-SACEM2018

Déroulé

1ère partie +/- 35’
Partie musicale écrite composée d’un ensemble de tableaux sonores et visuels (images ou objets fixes et/ou mobiles) sans interventions du public.

Partie centrale +/- 5’
Création graphique - interlude visuel comme introduction aux jeux épistolaires de la partie suivante.

2ème partie +/- 35’
Création collective instantanée. Espace d’interactions participatives où se mêlent en tous les intervenants : les musiciens, le réalisateur visuel et le public.

Patrick.defossez-CO2-Cycle de Lieder - SACEM2018

Argumentaire

CO2 - Cycle de Lieder est le voyage solitaire d’un être face à sa mue numérique, entretenant l’entente muette entre deux forces intérieures le réel et son double de synthèse, se cherchant et se fuyant sans cesse. Passera-t-il sous peu du mammifère au numérifère ?

Du Haïku à la prosodie, du « déjanté » à l’enchanté, CO2 - Cycle de Lieder (titre qui ne manque pas d’air ou plutôt qui en manque dangereusement) oscille entre puissances poétiques et politiques et propulse un Polar surréaliste futuriste de l’écrivain Jean-Bernard POUY interrogeant la complexité sociétale jouant de manière insidieuse sur le fil de la dualité harmonie – dé–tension. Ainsi percute-t-elle le présent !
Ici, nous ne savons s’il faut rire ou pleurer, à moins qu’il ne faille juste préserver cette multivoque qui caractérise nos vies : glisser sans cesse de la farce à la tragédie.

En coparticipant à l’écriture plurielle de l’oeuvre en train de se réaliser par le biais de jeux épistolaires devenant scripts imagés via des interfaces, le public a la possibilité de modifier la communication musicale conventionnelle, d’influencer le cours même de l’oeuvre en train de s’incarner et ce, au sein d’un nouvel espace d’empathie collective.

Les interventions conjointes entre musiciens et public permettent « d’indéterminer » ce qui a été au préalable composé et « déterminer » ce qui est en train d’advenir, de l’unique au pluriel, de l’individuel au collectif. Et pour citer Isidore Lucien Ducasse (Comte de) Lautréamont « … la musique doit être faite par tous, non par un … « .

Alors CO2 - Cycle de Lieder : un nouveau Jeu de société ?

Patrick.Defossez-CO2-Cycle de Lieder - Sacem 2018

Les interfaces interventionnelles … des tablettes : un quasi livre !
La transmission de mains en mains, yeux dans les yeux, est un acte hautement symbolique de socialisation, induisant lien et mise en confiance des participants. Ces tablettes, objets « de démocratie participative », circulant parmi le public tel un jeu de société est un acte politique.
De ces tablettes naissent des lettres, des mots s’inscrivant en temps réel sur le support, se sublimant ensuite en caractères abstraits de musique que les musiciens peuvent intégrer librement à leurs textes partitionnels prédéfinis ou laisser passer. Lettres, mots et caractères musicaux se sublimant à leur tour en objets visuels.

Parmi le public
3 à 5 tablettes IPad’s circuleront dans le public :
•    3/4 pour l’épistolaire
•    1 pour le dessin
Afin de laisser un haut degré d’intersubjectivité, nous limiterons volontairement le nombre d’interfaces interventionnelles circulant parmi le public :
•    jauge public de ≤ 50 personnes => 3 tablettes (2 épistolaires / 1 dessin)
•    jauge public de ≤ 75 personnes => 4 tablettes (3 épistolaires / 1 dessin)
•    jauge public de ≤ 100 personnes => 3 tablettes (4 épistolaires / 1 dessin)

Patrick.Defossez-CO2-Cycle de Lieder-Sacem2018

Questions à Patrick Defossez

Initiateur du projet, le pianiste et compositeur Patrick Defossez mûrissait depuis quelques temps cette création dans un coin de sa tête. Il en parle en fil de quelques questions.

Jean Delestrade (JazzUs Productions) Dans quelles circonstances est né ce projet ?
P.D. Dans un premier temps, il y a cette filiation esthétique que j’entretiens depuis longtemps avec les questions concernant la composition pour l’opéra, les rapports que peuvent entretenir l’électroacoustique et la voix dans le contexte du théâtre musical, les oeuvres vocales a capella ou avec ensemble instrumental.

Et puis, il y a eu des rencontres. La première est l’expérience de la performance sonore avec la performeuse vocale canadienne Janice Isabel Jackson aux Rencontres internationales Temp’ora de Bordeaux en 2016. La seconde avec un ensemble instrumental contemporain prompt à s’engager dans des aventures tant écrites qu’improvisées. Sans oublier, la rencontre avec le concepteur multimédia Mathieu Chamagne et l’écrivain anarphabète Jean-Bernard Pouy, membre, entre autres activités, des Papous dans le Tête sur France Culture. Tous ces éléments réunis forme une bonne équipe en adéquation avec le projet.

J.D. Ce projet qui réunit des musiciens venus de pays différents : pourquoi ce choix ?
P.D. La réunion de 3 structures et ensembles dans le cadre d’un échange France - Canada, a révélé l’étendue de nos diversités culturelles, et de la richesse que celles-ci représentent en terme de vitalité créatrice pour l’oeuvre. Bien entendu, le « casting » géographiquement élargi va permettre une exploitation de l’oeuvre plus internationale tels les déplacements que nous ferons au Canada francophone et anglophone.

J.D. Quelles sont les qualités recherchées chez les musiciens que vous avez sollicité pour ce projet ?
Qualité à être un interprète de la musique contemporaine tout autant que de disposer des qualités, et surtout le désir, d’être improvisateur.
En ce qui concerne la voix, la qualité d’être « hors morne » pouvant passer d’un Lied de Schubert  (romantique allemand du XIXème siècle) à Nina Hagen (expressionniste punk urbaine allemande du XXème siècle).
Qualité d’être multiinstrumentiste, tous les interprètes jouent de plusieurs instruments.
Qualité d’être à la fois soliste et interprète faisant partie d’un ensemble.

J.D. Quel est le cheminement qui à fait naître le choix de ce dispositif particulier ?
P.D. Cela fait longtemps que ce projet - à mi-chemin entre oeuvre de théâtre musicalisé et installation plastique - sommeille en moi sans avoir entre les mains l’ensemble des éléments. Mais aujourd’hui, à l’ère du numérique maîtrisé, le choix du dispositif nécessaire à l’incarnation de celle-ci est trouvé. Ce dispositif spéculaire - le rideau de scène translucide - va permettre de faire un pas de trois (comme on dit en chorégraphie) entre les compositeurs/concepteurs, les musiciens et le public. Cette interconnexion me fait aussi penser à Luigi Pirandello et son célèbre Six personnages en quête d’auteur car tout compte fait n’allons-nous pas être ces 7 musiciens attendant leurs auteurs ?
Quant aux rideaux de scène sempiternellement opaques, ils m’ont toujours énervé comme tout ce qui sépare : ceux qui s’emparent et les autres.

J.D. Pourquoi ce choix d’un instrumentarium atypique voire rare en regard de l’électroacoustique ?
P.D. Un travail dans le registre grave des instruments. Avec Anne-Gabriel Debaecker, nous soutenons depuis longtemps l’utilisation d’instruments rares et peu usités dans nos écritures contemporaines tel l’euphonium duplex dans Quatre = Onze == (7), les ondes Martenot, la Harpe Bleue, … .

J.D. La notion d’écrit est un thème très présent dans ce projet : Haïku et Polar, l’écriture en temps réél, …
P.D. Qui dit Lieder dit poésie donc j’ai demandé à Jean-Bernard Pouy d’en écrire - il est par ailleurs aussi un spécialiste français du Haïku - car le Haîku est déjà à sa racine sonore et musical.
Quant au texte, d’une part, il y très peu de Polar mis en jeu ou en scène dans le genre, et d’autre part, je souhaite que CO2 - Cycle de Lieder soit une oeuvre engagée politiquement par le biais d’une mise en perspectives des dérives technolo-gisantes de notre société.
Ce texte original est aujourd’hui traduit et pourra être ainsi donné au Canada anglophone en anglais nonobstant qu’au Québec nous la donnerons en français bien entendu.

J.D. L’interactivité est bien évidemment au coeur du dispositif, …
P.D. L’accès du public dans les processus de création même. Les publics hautement acculturés de nos jours sont amène d’être des acteurs de l’oeuvre. CO2 - Cycle de Lieder permet la création aléatoire d’un nouveau type de dramaturgie et toujours en paraphrasant Luigi Pirandello trouverons-nous nos auteurs ?

J.D. Qui est derrière l’écran ? Vous ou le public ?
P.D. Il n’y a ni devant ni arrière. Le rideau translucide sur lequel s’inscriront d’une part, les éléments visuels programmés et d’autre part, les éléments épistolaires envoyés depuis les iPads (les interfaces interventionnelles) qui circuleront parmi le public pour écriture, est médiant entre l’espace des musiciens et l’espace du public.

Patrick.Defossez-CO2-Cycle de Lieder-Sacem2018

«Oserai-je dire : la qualité d’être hors morne pouvant passer d’un Lied de Schubert à Nina Hagen»

Le Texte - Jean-Bernard Pouy

Jean-Bernard-Pouy

CO2 - Cycle de Lieder propulse un texte affirmé aux tonalités ubuesques et surréalistes quant aux dérives de notre société technolo-gisante à outrance dans laquelle nous, citoyens, ne sommes plus en cohérence mais en co-errance d’incompréhensions telle cette assertion : Rien n’est vrai, tout est possible ! (Peter Pomerantsev).
Jean-Bernard Pouy, auteur inclassable, inlassable pourfendeur des mots, polariseur indéfectible, a écrit pour CO2 - Cycle de Lieder :
•    une série de Haïkus pour les Lieder
•    un Polar surréaliste futuriste … l’intrigue ! … une dramaturgie plurielle de l’Abîme

Quelques extraits

Haïkus

Qui suis-je ?
En tout cas, pas toi.

Cogito ergo sum
Mais qu’est-ce que je cogito
Je ne sais plus ce que je sum

Il faut arrêter de voir
Et arrêter de sentir
Il faut simplement écouter

Pour ne pas rester idiot,
Et, en plus, mourir idiot
Soyez oreille, devenez audio

Polar

Et puis un grand type est arrivé, un civil sinistre, un recordisk à la main. Il m’a branché deux électrodes sur le crâne, même pas mal, et a vidé mon portefeuille à même le sol. Il a vérifié ma carte d’identité.
-    C’est un faux, il a dit.
-    Comment ça ? j’ai répondu.
-    C’est un faux.
-    Alors ça, ça m’étonnerait beaucoup…
Il a haussé les épaules, comme s’il connaissait ma réponse d’avance, et a glissé la carte dans le recordisx. Les puces allaient danser la samba. J’étais tranquille, il allait pouvoir vérifier. Mon nom, ma photo, mon histoire sociale et mes traces ADN.
Mais il a fait une tête de cent mètres de long.
-    Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? il a dit, un peu perturbé.
-    Je vous demande pardon ?
-    C’est pas possible. Vous vous appelez bien Grégoire Samsa ?
-    Depuis toujours.
-    C’est pas possible.
-    Et pourquoi ?
-    Parce que vous êtes mort, ce matin, à 6h30, dans votre lit et dans votre appartement. Assassiné, en plus.
Ce commentaire, « en plus », a failli me faire éclater de rire. Mais ce n’est pas sorti. Je devais le détailler avec des yeux de merlan frit, car il m’a fait lever de ma chaise et m’a pris, fermement, par le bras. Tout à coup, dans ma tête « La Tosca », quand le peintre, désespéré, hurle sur les remparts. E lucevan le stelle.

Patrick.Defossez-Cycle de Lieder-Sacem2018

Anne-Cecile-CuniotSilvia-LenziJanice-Isabel-JacksonAnne-Gabriel-Debaecker

EtienneLamaisonMathieuChamagnePatrickDEFOSSEZ-Conductor

LOGO-CO2-CycledeLieder

17 février 2018 par Patrick Defossez

” Un Univers dans la Canopée ” - Concert Jazz et Electroacoustique

Un Univers dans la Canopée ” de la compositrice Anne-Gabriel Debaecker, a été créé à la Dynamo de Banlieues Bleues le samedi 10 février 2018 en partenariat avec le CRD de Pantin et Est Ensemble.

Pour nonet dont électroacoustique et instrument ancien : le serpent

« Un Univers dans la Canopée » est un Boustrophedon-Palindrome à partir de :« Un hémisphère dans une chevelure » de Charles Baudelaire et d’un poème Indien Pied Bleu.

Un Univers dans la Canopee-Anne-Gabriel.DEBAECKER

Interprété par les artistes-poètes aux doigts de fée inspirée :

Médéric COLLIGNON Voix-Cornet
Carmen LEFRANÇOIS Saxophone soprano, alto Flûte
Rémi SCRIBE Saxophone soprano et ténor
Michel GODARD Serpent-Tuba
Mathias NEISS Vibraphone
Anne-Gabriel DEBAECKER Électroacoustique
Patrick DEFOSSEZ Piano acoustique
Olivier LÉTÉ Basse électrique
François MERVILLE Batterie-Percussions
Marcela GOMEZ Sculptures
Corinne OBRIST Danse improvisée

CANOPEE-Scene-2018

« Un Univers dans la Canopée » est une allégorie : l’homme-arbre se déploie, à partir des percussions au sol jusqu’au stand de percussion en passant par la batterie et le vibraphone, en trois états, intérieur-focalisé, circulant-spirale, plénitude-sphérique.

Arbre de vie
Arbre à lucioles
Arbre des générations
Arbre à palabres
Arbre à musique
Arbre couvert d’ombrage
Aux feuilles de velours
Tes cheveux contiennent
De grandes mers
Où l’espace est plus bleu
Et plus profond
Où l’atmosphère est parfumée
De fruits de feuilles
de peau humaine
Arbre couvert d’ombrage
Aux feuilles de velours
Tes cheveux contiennent
Tout un rêve
Un océan de chants mélancoliques
Plein de voilures et de mâtures
Je vois resplendir
l’infini de l’azur
tropical

Canopee-DynamoBanlieuesBleues-2018

Canopee-DynamoBanlieuesBleues-2018

Canopee-DynamoBanlieuesBleues-2018

Canopee-DynamoBanlieuesBleues-2018

Photos concert : Artur Lebée

Montage photo : Patrick Defossez

Affiche : Thibaut Guittet

17 février 2018 par Patrick Defossez

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Conception, programmation : Michel Cadennes
Charte graphique : Jean-Paul Joubert
Photographies : X
Son : Anne Gabriel Debaecker — Patrick Defossez

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